13 outubro, 2006

“atolados”

Paulo Nozolino, Cité de Transit d’Erbajolu, Bastia, Dezembro de 2005

O meu trabalho é fotografar as coisas que estão a desaparecer

Depois de se ter mostrado em Bastia, a exposição Scalati (“atolados”), de Paulo Nozolino, viaja até ao Porto (Galeria Quadrado Azul). As 15 imagens de grande formato fazem parte de um trabalho sobre 30 famílias ciganas que a voragem urbanística pretende desalojar da Cité de Transit d`Erbajolu, em Bastia, na Córsega. Sílvia Souto Cunha, jornalista da Visão, conseguiu convencer Nozolino a falar deste trabalho, da sua vida e da sua necessidade extrema de continuar a fotografar. O resultado dessa conversa está na última edição da revista (12.10.2006).

No texto de apresentação da mostra, Paulo Nozolino conta um pouco da sua experiência em Bastia:

La route s’arrête soudain. Les caravanes ont les pneus dégonflés. Ça fait longtemps qu’on ne part plus. Chômage, manque d’argent, enlisement… Les hommes vendent des vieilles voitures et récupèrent ce qu’ils peuvent dans les poubelles de la ville. Les femmes cuisinent, les enfants dorment. Le linge sèche dans les baraques humides. Seul le regard de la jeune fille semble nous sauver du désespoir, car il y a trop de vin et trop de rêves cassés par le temps. On meurt à petit feu dans la cité de transit. Restent les souvenirs des parties de chasse, des fêtes de mariage, des nuits de musique autour du feu. La joie je ne l’ai pas sentie à Erbajolu… juste la pluie, le froid et la boue. On attend que Noël passe, que le Printemps revienne. On parle peu car la survie n’est pas un choix de vie et elle ne mérite pas les paroles. À peine un sourire désenchanté… En plus et derrière tout ça, il y a la menace qu’on viendra un jour les déloger. Cela dure depuis longtemps, ce bruit qui court, qui les ronge. Même s’ils y sont nés et y habitent depuis 30 ans, même s’ils ont la nationalité de la République et le droit de voter, on leur fait sentir qu’ils seront toujours différents. Le terrain d’Erbajolu a toujours été considéré étape de transit. Ils seront amenés ailleurs, sans bruit si possible, loin de la ville, du supermarché et de l’hôtel aux super palmiers. 'Peut-être à Teghime, ancienne décharge à ciel ouvert, sur les hauteurs de Bastia, où le froid et le vent feraient l’affaire'. Je suis sur qu’on finira par les oublier, ces citoyens de la République. Et on pourra enfin continuer la route et construire, construire, construire…

Paulo Nozolino, 6.2.2006



Scalati (“atolados”)
Galeria Quadrado Azul, Porto
Rua Miguel Bombarda, 435
Até 4 de Novembro

1 comentário:

Luís Trindade disse...

Parabéns pelo vosso blogue! parabéns pela exposição do Paulo... tudo vendido (ou quase). Grande fotógrafo!

 
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